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Responsables scientifiques

Axe PEAU_christine Bodemer

Christine Bodemer

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Axe PEAU_Alain Hovnanian

Alain Hovnanian

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Les épidermolyses bulleuses héréditaires (EBH) forment un groupe hétérogène de maladies génétiques caractérisées par une fragilité cutanée et muqueuse. La sévérité varie en fonction du sous-type: épidermolytique (EBS), jonctionnel (EBJ) et dystrophique (EBD). Les soins cutanés (pansements) aident à la cicatrisation des lésions. Ils sont longs, douloureux et quotidiens. Le retentissement sur la motricité et l’autonomie est régulier. Le risque de cancérisation des plaies chroniques est majeur. Un traitement par thérapie génique offre la possibilité d’une cicatrisation prolongée voire définitive des lésions cutanées et possiblement des lésions muqueuses. Différentes possibilités de thérapie génique sont proposées : exon skiping, greffe de cellules souches transgéniques.

Les ichtyoses correspondent à une anomalie héréditaire de maturation de l’épiderme (trouble de la cornification). Elles se présentent sous la forme de squames plus ou moins diffuses, épaisses. Elles peuvent être isolées ou syndromiques associées l’atteinte d’un organe interne (SNC, foie…).  L’atteinte cutanée peut retentir sur l’appareil locomoteur (préhension, marche). Une perméabilité cutanée accrue et inflammation cutanée chronique sont possibles. Le traitement symptomatique repose sur les kératolytiques locaux et généraux, les émollients. Ils visent à réduire l’épaississement cutané. Une approche pluridisciplinaire est essentielle.  Une approche par exon skipping est en développement.

Dysplasies ectodermiques

Les dysplasies ectodermiques forment un groupe hétérogène de plus de 200 maladies rares caractérisées par l’atteinte d’au moins deux des dérivés du tissu ectodermique embryonnaire suivants : dents, ongles, glandes sudorales et pilosité. L’incidence, toutes formes confondues, est estimée à 7 pour 10 000 naissances. Des manifestations ophtalmologiques, ORL etc. existent dans certaines formes. La sévérité résulte de l’absence de régulation thermique, de la sècheresse muqueuse globale et des anomalies dentaires. La prise en charge est symptomatique . La forme hypo/anhidrotique est la plus fréquente. Elle résulte de mutation(s) dans les gènes EDA1, EDAR, EDARADD. Un traitement par injection de la protéine effectrice ectodysplasine, codée par le gène EDA1, laisse entrevoir des possibilités curatives.

Un recrutement régulier est important de ces différents groupes de génodermatoses dans le cadre du centre de référence MAGEC (Multi sites sur l’Ile de France) et son réseau de centre de compétence. Il permet la caractérisation clinique et un suivi médical (clinique et para-clinique) optimum, dans des structures spécifiquement aménagées pour la prise en charge des patients et la recherche clinique, avec les équipes  d’experts nécessaires. La sévérité de ces maladies chroniques, invalidantes et douloureuses, avec un score de fardeau socio-économique élevé, justifie une recherche thérapeutique translationnelle impliquant la thérapie génique.